Publié le 23/06/2021

« Les écritures de l’Antiquité à nos jours »

L’ORIGINE DES ECRITURES

L’apparition de l’écriture est l’élément principal qui permet de séparer la préhistoire de l’histoire.

Ce sont les civilisations sédentaires, dotées d’un système politique et religieux, qui vont mettre en place les premières formes d’écriture.

Dès les premières traces de socialisation, les communautés humaines ont inventé une expression conceptualisée, tout d’abord, sous forme de dessins primitifs. Puis, avec le temps, les traits se sont affinés pour former les premiers pictogrammes et idéogrammes rupestres, s’apparentant davantage à de la « proto-écriture » qu’à de l’écriture.

L’écriture d’un langage articulé témoigne d’un besoin de dépasser la communication orale dans un but informatif, éducatif ou décisionnel.

Le Sumérien, la plus ancienne langue écrite connue en témoigne. Datée, d’il y a plus de 5000 ans, il s’agit d’une écriture gravée le plus souvent sur des tablettes d’argile, à l’aide d’un roseau taillé en pointe appelé « calame », créant le style dit cunéiforme.

Apparu vers 3400 av. J-C, en Basse Mésopotamie, ce système d’écriture se répand rapidement dans tout le Proche-Orient ancien. Il doit son nom à la terminaison de ses traits en « coins » ou en « clous » (du latin cuneus, d’où son appellation cunéiforme). Cette écriture est probablement d’abord apparue pour des besoins comptables, par des jetons d’argile appelés calculi, et servaient aussi de monnaie d’échange.

QU’EST-CE QUE L’ECRITURE ?

L’étymographie est l’étude des systèmes d’écritures qui ont vu le jour dans l’histoire de l’humanité.

Dans leur ensemble, ils se subdivisent en trois grands groupes : logographique, syllabique et alphabétique.

Les plus anciennes traces d’écritures sont de la forme logographique, dont les glyphes (qui signifie représentation graphique). Ils sont appelés « pictogrammes » lorsqu’ils représentent un objet, ou « idéogrammes » lorsqu’ils symbolisent une idée. Ils sont le plus souvent accompagnés de phonogrammes, destinés à aider à la prononciation du glyphe sans pour autant apporter un sens précis. C’est le cas dans l’écriture maya, chinoise, égyptienne, ou dans les écritures cunéiformes.

L’écriture syllabique est pour sa part constituée de symboles, chacun représentant une syllabe. Il faut environ 100 signes syllabiques pour écrire une langue, et on appelle syllabaire l’ensemble des symboles utilisés pour représenter les sons vocalisés d’une langue. Dans le Proche-Orient antique, de nombreuses langues utilisaient le syllabaire.

Enfin, les écritures alphabétiques, que nous connaissons mieux sont des ensembles de symboles dont chacun représente un phonème de la langue, il faut donc une combinaison de plusieurs symboles pour constituer un mot. Une langue entière peut être écrite avec seulement une trentaine de symboles alphabétiques.

LES SUPPORTS DE L’ÉCRITURE

La pierre est le premier support utilisé par les hommes pour s’exprimer, les nombreuses peintures rupestres de la Préhistoire en attestent. Les matériaux utilisés étaient alors les pinceaux et les doigts, sur lesquels étaient posés des pigments de couleurs (charbon, terre…..).

Le papyrus, plante fibreuse du Nil, constitue un support d’écriture très prisé en Egypte. Le scribe se sert d’un roseau taillé, le calame pour écrire.

Le papier de riz quant à lui, est utilisé en Chine.

Au Moyen Âge, les copistes utilisent le parchemin comme support d’écriture. C’est une peau d’animal travaillée ; généralement du mouton, parfois de la chèvre ou du veau, qui est apprêtée spécialement à cet usage. Elle nécessite plusieurs étapes de préparation avant cet emploi (dégraissée, décharnée, elle est ensuite trempée dans un bain de chaux pour enfin être polie et blanchie à l’aide de pierre ponce).

Le papier voit ensuite le jour en Chine, avant d’être exporté au Moyen Orient. L’invention de l’imprimerie en 1468 par Gutenberg, révolutionne les systèmes d’écriture. Il suffit maintenant de papier et de caractères mobiles en plomb pour créer des pages et des pages de signes.

De nos jours, le papier reste le support d’écriture principal, en concurrence malgré tout avec l’ordinateur et le clavier, et, depuis peu, les tablettes tactiles.

L’imprimerie

L’imprimerie permet de reproduire des textes avec des images.

Dans l’Antiquité, en Mésopotamie et en Égypte lorsque l’on veut conserver et diffuser des textes importants, on les recopie en plusieurs exemplaires.

En Chine, il y a 1300 ans, les Chinois inventent la gravure sur bois, elle permet de faire une matrice, que l’on encre pour imprimer ensuite une image avec texte sur le papier en autant d’exemplaires désirés. C’est aussi en Chine, au 11ème siècle, que sont inventés les caractères mobiles en métal, que l’on va ensuite encrer pour en faire une impression sur papier.

En Europe, en 1468, Gutenberg fait des caractères mobiles en plomb, et il invente la presse à imprimer avec une encre épaisse. On peut alors produire une multitude de livres.

De la machine à écrire à l’informatique

Les bases de la machine à écrire ont subi d’importantes transformations avec le développement de l’informatique. Les touches d’une machine à écrire sont en nombre limité ; sur l’ordinateur, en revanche, on peut superposer plusieurs claviers. Cela permet aux Chinois et aux Japonais de pouvoir utiliser les milliers de caractères dont ils ont besoin pour écrire.

Renseignements

Musée des beaux-arts et d'histoire naturelle
3 rue Toufaire
28200 Châteaudun

Tel : 02 37 45 55 36
Fax : 02 37 45 54 46

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